BP 8553 Ngoa-Ekélé Yaoundé Cameroun
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Roger Pellé

Je suis né et j’ai grandi au Cameroun.

Grâce à une bourse offerte par l’État camerounais, j’ai été étudiant au premier cycle de l’Université de Yaoundé, où j’ai obtenu la licence en 1979 et une maîtrise en biochimie en 1980. J’ai mis en pratique mes connaissances en biochimie lorsque je travaillais à l’Institut Pasteur de Yaoundé en 1981 et 1982. Ensuite, grâce à une bourse octroyée par le Royaume de Belgique, j’ai effectué des études de troisième cycle à l’Université catholique de Louvain (Belgique), où j’ai obtenu, en 1985, un M.Phil. en biologie appliquée et en sciences de l’environnement, ainsi qu’un Doctorat d’État en 1989 sur l’identification et la caractérisation des gènes exprimés préférentiellement dans l’embryon et dans la cellule cancéreuse. Ma thèse annexe démontre que les empreintes génétiques permettent de caractériser les cellules après clonage, et d’étudier la stabilité d’une lignée cellulaire en culture.

Actuellement, je travaille à l’International Livestock Research Institute (ILRI) en qualité de scientifique dans la section de la biotechnologie. Mon domaine d’activités couvre la biologie moléculaire avec un accent sur le génie génétique et l’identification de cibles thérapeutiques pour une lutte rationnelle contre les maladies, l’immunosuppression, la transformation, la régulation des gènes, la division et la prolifération des cellules. J’ai mis au point des techniques simples et efficaces permettant de réaliser l’électrophorèse de l’ARN aussi facilement que celle de l’ADN, d’identifier les protéines ayant une interaction avec de l’ARN, de différencier les espèces de trypanosome en utilisant les profils électrophorétiques de leur ARN ribosomiques. En collaboration avec un collègue de l’ILRI, j’ai mis au point une nouvelle technique moléculaire (RADES-PCR) pour accélérer le taux d’identification des gènes exprimés préférentiellement chez le trypanosome et autres organismes. En ce moment, mes travaux portent sur l’identification d’antigènes dans les schizontes de Theileria parva en vue de la mise au point d’un vaccin recombinant contre la theilériose. En 1997 et 1998, j’ai été membre du Comité de pilotage du Programme de recherche de l’OMS sur la découverte de médicaments et de leurs cibles, et de 2001 à 2003, j’ai été membre du Comité de pilotage de la composante Pathogenèse et génomique appliquée du programme TDR de l’OMS. Depuis 2002, je suis conseiller scientifique à l’International Foundation for Science (IFS). Je suis également membre de l’Association pour l’éducation et le développement (AED).