BILAN DES AIDES ACCORDEES PAR LA FONDATION PELLE AUX JEUNES CAMEROUNAIS
Année académique 2003 – 2004
RECAPITULATIF
| Donateurs (2003-2004) | Montant |
|---|---|
| Roger Pelle, Kenya | 500$ |
| Total* | 1550$ |
L’aide reçue
Nous avons reçu, cette année, la somme de 1550$. Un montant de 1300$ a été converti en francs CFA le 03 novembre 2003 au taux de 560 FCFA le dollar. Ce qui a donné la somme de 728000 FCFA. Un montant de 250$ n’a pas été converti et a été remis intégralement aux bénéficiaires. Jusqu’à ce jour, la somme des autres aides distribuées s’élève à 654000 FCFA. Il reste donc la somme de 74000 FCFA non encore distribuée.
Une dernière somme d’argent a été annoncée mais n’a pas pu être touchée parce que nous n’avons pas pu rencontrer le porteur.
Les bénéficiaires
Les bénéficiaires de cette année sont, en majorité, des jeunes en difficultés financières. La nouveauté se remarque dans l’ouverture au secondaire (2 bénéficiaires) et a la zone anglophone (1 bénéficiaire). Les autres bénéficiaires sont encore des étudiants des universités de Yaoundé 1 et de Soa. Notre souci reste la diversité d’origine, de sexe et de filière dans la mesure du possible.
L’aide accordée a d’éventuels commençants en biologie n’a pas bien fonctionné: nous avons eu des difficultés a trouver des commençants et quand on en trouvait, us ne prenaient pas la peine de constituer un dossier en bonne et due forme. Néanmoins une somme de 112000 FCFA (équivalent de 100$ au moment du change) a été remise à une étudiante qui commençait ses études en biologie. Nous n’avons pas continue a donner de l’argent a cette étudiante parce que nous avons découvert que ce qu’elle avait déjà reçue avait servit a financer la santé de sa sur et quelques autres bricoles de sa famille. D’ou la question du suivi dans l’utilisation de l’aide reçue.
Les difficultés majeures
Il n’est pas facile, pour les étudiants, de constituer le dossier. Le système de fonctionnement de nos institutions universitaires publiques laisse vraiment a désirer: il leur faut parfois dépenser pour obtenir des documents auxquels us ont droit. La lenteur administrative décourage certains. Des enseignants et des administrateurs véreux bloquent parfois le processus d’acquisition des dossiers sollicités. Nous avons même du avancer de l’argent a deux étudiants qui n’arrivaient pas a obtenir les lettres de recommandation et les attestations de réussite : la date des examens arrivait et il leur fallait payer avant pour pouvoir passer les examens.
Il n’est pas facile de repérer les bons cas qui ont vraiment besoin de l’aide. Le monde estudiantin, ici, est très habile et assez affecté par la légèreté des murs qui marque de plus en plus la société camerounaise. Il est très délicat d’octroyer une aide parce que l’argent est déjà là. Les aides aussi complètes que celle de la biologie demande que l’on ait déjà quelqu’un sous la main, qu’on le connaisse ainsi que son contexte familial; qu’il existe une certaine ‘complicité’ entre la personne et nous, et que l’orientation de l’aide soit bien comprise et acceptée par le concerné. Seulement alors, l’aide peut être accordée avec moins de risque. La réalité de l’aide, en Afrique au moins, est porteuse de bien d’ambiguïtés. Il faut de la patience et de la persévérance dans l’étude et le suivi des cas.
Perspectives
La gestion de l’aide à Yaoundé aurait besoin d’un meilleur soin. Il faudrait y investir plus d’attention et même de temps. Pour notre part et dans la mesure de noire disponibilité, nous voudrions donner une place importante a l’archivage des dossiers et de tout document notifiant une transaction quelconque affectant l’aide (en amont comme en aval). Peut-être pourrions-nous aussi encourager les contacts entre les bénéficiaires et la direction de la fondation (et même avec les donateurs) pour recueillir les sentiments des uns et des autres après la consommation de l’aide.
Il serait plus utile pour un étudiant, Yaoundé, que l’aide intègre aussi le logement, au moins. Car la plupart des étudiants démunis squattent chez des amis. Ce qui ne renforce pas l’équilibre psychologique dont ils ont besoin pour s’organiser et se donner a fond dans le travail. Les formules seraient diverses: retenir l’une ou l’autre chambre dans tine mini cité appréciable chez des bailleurs connus par un membre de la fondation. Ces chambres seraient payées par la fondation et offerte aux nécessiteux retenus de qui on attendrait une certaine performance académique et une certaine qualité de vie morale.
Nous suggérons que dans le formulaire de demande soit mentionne 1 importance de la communication des résultats académiques (ou scolaires) a la fin de l’année pour laquelle l’aide a été reçue. Nous avons souvent essaye de l’obtenir des anciens bénéficiaires, mais sans succès. Ceci nous permettrait de réaliser ce que produisent nos aides.
TABLEAU DES AIDES ACCORDEES PAR LA FONDATION PELLE: Année Académique 2003 – 2004
| # | NOMS | FILIERE | SOMME RECUE |
|---|---|---|---|
| 1 | CHOUANIYONGA Eléane Emeline | 3eme Collège a Bafang | 56000 FCFA + 125$ |
| 2 | FOGUEM Michel | Terminale G2 a Nkongsamba | 56000 FCFA + 125$ |
| 3 | DIKADE GADEM Laetitia | 1ere a Yaoundé | 50000 FCFA |
| 4 | MAGNE Priscille | CM2 a Yaoundé | 50000 FCFA |
| 5 | NGO MASSOU Nadège Régine | Interprétariat (1ere année) a Buea | 50000 FCFA |
| 6 | NYIRANDATWA Marie Jeanne | Anthropologie (2eme année) a Yaoundé | 50000 FCFA |
| 7 | DJABOUMBA KOYONGO Yolande Elodie | Sciences éco. et de gestion (2eme année) a Soa | 50000 FCFA |
| 8 | TAKU NADESH Ashukem | Biochimie (1ere année) a Yaoundé | 112000 FCFA |
| 9 | OWONO Didier | Sciences éco. et de gestion (2eme année) a Soa | 50000 FCFA |
| 10 | FONGANG Dagobert | Mathématiques (3eme année) a Yaoundé | 50000 FCFA |
| 11 | NZOUANGO Félix Innocent | Droit (maitrise) a Soa | 50000 FCFA |
| 12 | TAIWE Justin | Histoire (maitrise) a Yaoundé | 30000 FCFA |
| 13 | NTIAM Anne Marie | Anthropologie (3eme année) a Yaoundé | 50000 FCFA |
